A travers une défense individuelle, la Confédération Paysanne peut montrer clairement sa conception de l’agriculture mais aussi du syndicalisme. Elle peut exprimer clairement la préférence de la défense des droits des personnes plutôt que des institutions. C’est ce qui l’a différencie fortement de la FNSEA qui ne prend pas la défense d’un agriculteur contre la MSA ou le crédit agricole et encore moins s’il est lésé par un organisme économique quel qu’il soit.
La Confédération paysanne affiche et défend des choix clairs de répartition et de plafonnement des droits à produire. Ce faisant, elle refuse la politique des « petits copains » et il n’est pas rare d’être amené sur le terrain, à faire des choix qui déçoivent un individu au profit de l’intérêt collectif.
C’est cette attitude de transparence guidée par un projet de politique agricole solidaire qui nous donne cette facilité à défendre des droits individuels de paysans au grand intérêt des droits collectifs.
C’est bien aussi ce qui fait que la Confédération paysanne dérange : elle refuse de servir la soupe aux privilégiés proches des instances décisionnelles.
Ainsi il est clair que quelqu’un qui fait appel à la Confédération Paysanne pour se défendre trouve une réponse logique à son engagement : la Conf’ ne s’engagera dans sa défense que si cela correspond à son éthique de justice et de respects des droits fondamentaux. Ce faisant il permet au syndicat de concrétiser ses revendications et de gagner des acquis collectifs.
Confédération Paysanne
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