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CAMPAGNES SOLIDAIRES


Campagnes solidaires est le mensuel de la Confédération paysanne, engagé avec les paysans et les acteurs du mouvement social dans l'émergence d'autres mondes possibles.

C'est un point de ralliement pour ceux qui veulent comprendre les réalités de la vie et des luttes paysannes dans le monde et ici en Europe.

C'est aussi un espace pour ceux qui veulent s'exprimer sur ces réalités et la manière d'agir sur elles.

Informer, c'est contribuer au débat sur les sujets de société tels que les OGM, la sécurité alimentaire et la mondialisation...

Campagnes Solidaires, notre, votre journal, tente chaque mois de restituer les résistances et les espoirs de ces luttes. Nous avons besoin de vous pour continuer ce combat.

Le numéro du mois

n° 346 - janvier 2019
Editorial
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Editorial

Voter et faire voter pour la Confédération paysanne !

Nous y voilà donc...
Les élections, élément de base de la démocratie...
Voter pour choisir : choisir un projet, appuyer, accompagner des dynamiques déjà existantes, en faire naître ici et là... Bref, permettre à l'agriculture de changer d'ère !
Dans le temps que nous sommes en train de vivre, les solutions semblent nombreuses...  le désarroi et les errances aussi. Il suffit de regarder autour de nous pour voir combien de paysannes, de paysans, sont en galère, ont perdu le sens de leur vie. Ils avancent parfois comme des automates, à reproduire chaque jour les gestes du quotidien de l'éleveur, du céréalier, du maraîcher, sans passion, sans envie, sans revenu...
Voter ce mois-ci pour les listes présentées ou soutenues par la Confédération paysanne, c'est ouvrir les champs du possible, ouvrir des chemins dans lesquels, toutes et tous, nous aurons la possibilité de vivre de notre travail et d'en être fiers et heureux !
C'est aussi permettre politiquement l'émergence d'une agriculture plurielle, humaine et non conventionnelle : seule la Confédération paysanne défend la possibilité de voir naître et vivre ces nouveaux types d'agriculture.
Parce que ne nous leurrons pas : en face, la machine à casser du paysan est plus que jamais lancée.  L'agro-industrie, la grande distribution, les banques, les coops devenues incontrôlables, le syndicalisme dominant font tout pour mettre en place une agriculture sans paysan ni paysanne.
Tout est prétexte à faire grossir, à agrandir, à produire plus, comme si nous n'étions que des êtres corvéables à merci à qui ont doit toujours plus demander, d'investir, de se surendetter... Et tant pis si les plus faibles craquent, partent en dépression... ou pire.
Alors, fin janvier, la Confédération paysanne doit progresser.
Nous portons un changement de cap : une agriculture où le paysan, la paysanne, doit être remis au centre de sa vie, de la vie, de son territoire, au centre des préoccupations des politiques publiques.
Voter pour la Confédération paysanne, c'est lui donner la possibilité de peser plus fort dans les négociations sur les politiques publiques, et notamment de la Pac. Quand la Coordination rurale ou la Fnsea demandaient l'arrêt de la surprime aux 52 premiers hectares et qu'ils étaient écoutés, c'est aussi parce que notre poids électoral ne nous permettait pas jusqu'à aujourd'hui de peser plus. 
Nous sommes un syndicat d'adhésion qui, de par sa base militante, n'a pas vocation à être élitiste mais à être au plus près des gens, sur le terrain, à prendre en compte leurs difficultés. Après avoir été longuement, durant l'automne et ce début d'hiver, à la rencontre des paysannes et des paysans dans les départements, dans les cours de fermes, dans les écuries froides ou plus chaudes, après avoir longuement écouté et échangé, nous sommes encore plus convaincus que les paysannes et les paysans ont besoin d'une Confédération paysanne forte !
Il n'y a pas de fatalité, s'arc-bouter sur le vieux monde de l'agriculture n'a pas de sens et ne donnera aucun horizon viable aux jeunes et aux moins jeunes qui font de ce métier le centre de leur vie.
Il est temps de réconcilier nos pratiques agricoles avec les attentes d'une société qui, plus que jamais, est prête a nous suivre !
Il ne suffit pas depuis son bureau parisien de crier "stop à l'agribashing !" (quel mot affreux!) comme le font certains pour noyer le poisson et leurs responsabilités : c'est aujourd'hui le moment de changer de cap pour enfin offrir à toutes et tous l'agriculture nourricière que tout le monde appelle de ses vœux et dont la production fera vivre, et vivre bien, celles et ceux qui la produisent et la produiront !
Restons motivés, déterminés, convaincus et convaincants :  les dynamiques sont là et elles finiront par payer !

Laurent Pinatel,
paysan dans la Loire

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