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Campagnes Solidaires n° 241juin 2009 |
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Le 13ème Congrès de la Confédération paysanne s’est tenu les 28 et 29 avril. Congrès de rassemblement, de combat, de construction.
Deux jours d’échanges, actant la « fin d'une ère », celle du toujours plus, celle du gaspillage, celle des inconsciences, ont permis de poser les bases des décisions possibles et nécessaires aux niveaux européen et national. La nouvelle équipe qui vient d’être élue, mettra en musique le travail syndical à venir.
Le comité national se trouve rajeuni, signe que le passage de relai entre les générations se fait. Celui-ci consacrera deux jours de travail au mois de juillet à définir collectivement son rôle et dressera des pistes pour y répondre au cours des deux prochaines années.
L’implication générale des régions pour construire ce nouveau comité permet d’espérer un lieu de débats politiques intenses. La situation actuelle légitime pleinement notre projet d’agriculture paysanne.
Les modèles d’agricultures productivistes font la preuve de leur incapacité à résoudre les questions que notre société se pose : se nourrir de produits sains et de qualité, assurer la rémunération des paysans, contribuer ainsi à la vitalité des territoires, mais aussi développer une agriculture qui participe au maintien d'une planète viable
Nous devrons pour cela installer plus de paysans, et ce dans tous les types de production : il n’y a pas un modèle unique de fermes qui réponde à toutes les situations géographiques, climatiques, humaines.
Nous avons besoin de produire, employer, préserver ; nous devons le faire en répartissant, en aidant plus ceux qui ont moins et moins ceux qui ont plus, en militant pour une meilleure valorisation du travail et une moins bonne du capital.
La chute délirante du prix du lait rappelle durement, s'il en était besoin, que le marché n’est pas un bon facteur de régulation. Notre bataille contre le libéralisme s'en trouve d'autant plus renforcée. Pour le revenu des paysans, la maitrise est plus que jamais d’actualité. Nous devons combattre l’accumulation indécente des richesses
Les urgences pour la Confédération paysanne sont de plusieurs ordres. D’abord, amplifier le travail de structuration, commencé au cours du printemps 2008. Ceci veut dire développer les liens entre les militants, entre les structures locales, avec leurs salariés. La structure nationale ne peut exister sans structures locales fortes, ancrées chez les paysans, en lien avec leurs territoires, impliquées dans une dynamique revendicative et représentative.
La nouvelle équipe devra animer, coordonner, accompagner la campagne d’adhésion, seule solution à court et moyen terme pour que la Confédération paysanne prenne toute sa place dans les discussions sur les politiques agricoles.
Ensuite, nous devrons, tout de suite après les élections européennes, poursuivre le travail engagé sur la prochaine politique agricole et alimentaire européenne, occasion à saisir pour qu’une nouvelle ère rompe avec cinquante ans de productivisme et de « restructurations agricoles ».
Enfin , nous devons renforcer notre rôle de lanceur d’alerte social, environnemental et économique. Nous serons en permanence en lien avec le reste de la société car il n’y a pas d’agriculture hors du monde dans lequel nous vivons, pas plus que de société sans paysans.
Confédération Paysanne
104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
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