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Campagnes Solidaires n° 269

janv 2012
 

EDITO

Un semeur sachant semer doit pouvoir semer sans les semenciers !

Voici une idée d’action à discuter. Elle pourrait être proposée dans chaque département.
Par un samedi sec et ensoleillé (le 10 mars par exemple, ou alors le 17), réunissons sur la ferme d’un paysan confédéré celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec la loi sur les certificats d’obtention végétale adoptée le 28 novembre (et il y en a !).
Attelons la herse, mettons en route le semoir et demandons au paysan de faire son travail. A cinq cents personnes, main dans la main, nous pouvons encadrer une pièce de cinq hectares et former une chaîne humaine qui pourrait symboliser la protection nécessaire de ceux et celles qui veulent continuer à utiliser librement des semences fermières, ou encore une limite que certains ne sont pas autorisés à franchir sans que l’état même de paysan ne soit remis en cause…
Pensons à inviter, par courrier et par voie de presse, en amont (par ordre d’apparition à l’écran…) :
- tous les paysans du coin ;
- les citoyens qui nous soutiennent de près ou de loin, en association ou non ;
- le préfet, le DDT et les autres élus de la chambre d’agriculture ;
- les commerciaux et les responsables locaux des coopératives ;
- les maires et conseillers municipaux du canton, le conseiller général, les députés, et les sénateurs ;
- et tous ceux que j’oublie en écrivant cet édito (NB : nous pouvons faire l’économie d’un timbre car il n’est pas besoin d’inviter les RG, ils le font très bien tout seul…)
Bien leur préciser que c’est une action symbolique qui aura tel jour, tel lieu, de telle heure à telle heure, sauf caprice de la météo.
Affinons nos argumentaires et énonçons les le plus clairement possible. L’information fait grandement défaut dans ce dossier : plus nous serons compris plus nous seront suivis.
Soyons prêts à dire à tous comment et pourquoi nous assurerons la défense individuelle et collective de tous les collègues éleveurs et des collègues céréaliers qui souhaitent être défendus. Soyons solidaires car après eux, les viticulteurs pourraient se voir interdire de faire leur sélection de greffons. Puis on interdira aux héliciculteurs de ramasser leurs escargots…
Alors que le collège sème, sortons banderoles, drapeaux, pancartes, pétitions, tambours et trompettes et invitons la presse, la radio et la télé !
Et de conclure, ensemble, autour d’un verre de blanc, qu’ici et maintenant, nous défendons le simple droit d’être paysan.


Simon Tardieux,
Vigneron,
Porte-parole de la Confédération paysanne du Loir-et-Cher

NB : à 28 ans, Simon Tardieux est un des plus jeunes porte-parole de la Confédération paysanne
  • Confédération Paysanne
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    tel +33 1 43 62 04 04 - fax +33 1 43 62 80 03 - courriel