Productions laitières : ce que dit la Conf'

Dans le cadre d’une réelle politique agricole de souveraineté alimentaire, il est urgent de revaloriser les avantages d’une Organisation commune de marché lait qui garantit l’adéquation entre l’offre et la demande européennes. La maîtrise est un des outils nécessaires au maintien d’un prix payé aux paysans couvrant les coûts de production et la rémunération du travail.

La production de lait est génératrice d’emplois dans les zones d’élevage laitier (le lait coûte cher à transporter) : pour l’intérêt général, il est nécessaire de maintenir les élevages laitiers répartis dans toutes les zones de production, ainsi que les outils de transformation.

Il faut maîtriser et répartir la production laitière

Des outils d’intervention publique sont encore disponibles et doivent être utilisés :

  • refuser d’augmenter le quota national comme le proposent les accords de Luxembourg ;
  • conforter les plus petites exploitations en les rendant concrètement prioritaires dans la redistribution laitière de quotas

Retrouver le prix du lait à la production, de 2001 (actualisé avec l’inflation)

Dans un contexte de maîtrise des marchés à laquelle contribuent les producteurs, la baisse du prix du lait est intolérable. En 2005, si le prix du lait à la production avait suivi le cours de l’inflation depuis 2001, il aurait dû être de 331 euros/1000 litres et non pas de 277 euros comme cela s’est produit : l’écart de prix s’élève à 54 euros/1000 litres. L’aide directe laitière (ADL) de 24 euros/1000 litres n’a couvert que 40% de cette différence !

La répartition des marges doit profiter à tous les acteurs de la filière.

Dans les instances nationales de concertation, tous les producteurs doivent être représentés pour que leurs intérêts soient défendus

Tous les producteurs de lait cotisent à l'interprofession laitière mais sans y être représentés. Les producteurs de lait de l'ensemble du territoire ne se retrouvent pas dans les accords à la baisse du prix du lait du CNIEL (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière).

Les outils de gestion de la filière laitière doivent être réfléchis, proposés et analysés par l'ensemble des acteurs.

La Confédération paysanne, fort d’une représentativité de 30 % des paysans, et notamment des producteurs de lait, revendique le fonctionnement démocratique de l’interprofession. Elle demande à participer aux négociations de l’interprofession sur le prix du lait d’une part et aux travaux concernant l’organisation et la gestion de la filière d’autre part.


Lire la lettre ouverte au directeur du CNIEL adressée par la Confédération paysanne (10/10/2006)

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