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Les paysans ne se laissent pas traire en silence !
A l’annonce des baisses du prix du lait successives subies depuis 2002, les paysans de la Confédération paysanne sont allés régulièrement dans les usines laitières récupérer le fruit de leur travail qui ne leur a pas été rémunéré.Suite à ces actions, plusieurs militants ont été jugés pour avoir légitimement défendu leur revenu. A Montpellier, le 18 juillet 2006, ils ont écopé de peines d’amende.Le 27 octobre 2006, à Vienne en Isère, Jean-Emile Sanchez sera jugé pour avoir mené une action de défense du droit au revenu : venez nombreux le soutenir dès 8h00, aux alentours du tribunal (cité judiciaire) de Vienne ! A cette occasion, la Confédération paysanne vous invite à venir comprendre son combat pour le droit au revenu et pour une agriculture paysanne, autonome, économe et créatrice d’emplois. Tous représentés, tous défendus !
Malgré de nombreux rendez-vous avec le ministère et avec les responsables de l’interprofession, il n’est toujours pas question de permettre à la Confédération paysanne de siéger au CNIEL. A l'appel de la Confédération paysanne, 100 militants de la Confédération paysanne et une vache normande, ont investi la Maison du Lait à Paris, siège de l'interprofession laitière (CNIEL) les 10 et 11 janvier 2006. A l'occasion des négociations en cours sur l'évolution du prix du lait payé aux paysans (une nouvelle baisse de 7,39 euros/tonne s’était avérée par la suite), la Confédération paysanne est venue revendiquer sa participation aux travaux de l'interprofession. Tous les producteurs de lait cotisent (1,66 euros/tonne de quota) obligatoirement, alors qu’ils ne se reconnaissent pas dans les accords à la baisse du prix du lait qui engendre la baisse de leur revenu. Les décisions de l’interprofession laitière s’inscrivent directement dans les choix politiques du gouvernement sur l’évolution du paysage agricole : baisse du revenu des paysans, disparition des exploitations laitières, concentration des outils de transformation, disparition d’emplois du secteur agro-alimentaire A ce jour, elle refuse toujours que la Confédération paysanne ait son mot à dire dans ses discussions. |
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