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La Confédération Paysanne ne participe pas aujourd’hui à la réunion de la DGAL sur le bouclage des ovins.
Par ce refus, elle dénonce ce processus du toujours plus qui amène les producteurs à un nouveau bouclage de leurs animaux avec des boucles munies de puces électroniques. Ce nouveau système n’amènera pas plus d’efficacité que l’actuel qui fonctionne très bien. Il permettra essentiellement une accélération de l’industrialisation de la filière, sans aucun bénéfice pour le producteur si ce n’est un surcoût dans l’achat des boucles.
La traçabilité actuelle se heurte parfois à la rupture d’information qui arrive au moment de l’abattage où la tête est séparée de la carcasse, ce qui enlève tout lien factuel entre la boucle et l’animal, et la boucle électronique n’y changera rien.
Pour l’export, même si les volumes concernés sont marginaux, nos voisins espagnols ou italiens savent lire le système d’identification actuel mais pas celui que l’on veut imposer avec une puce électronique.
Le problème des éleveurs ne se situe pas dans l’identification de leurs animaux, qui est l’un des meilleurs au monde, mais dans la dérégulation des marchés et la désorganisation de la production qui leur empêche d’obtenir un revenu suffisant.
Alors que toutes les analyses convergent vers une nécessaire relocalisation des productions, les responsables politiques français et européens nous imposent un nouvel outil de la mondialisation de l’agriculture.
La Confédération Paysanne demande que chaque paysan puisse choisir son système de bouclage classique ou électronique.