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La Confédération paysanne regrette vivement la condamnation de 60 Faucheurs Volontaires par le Tribunal de Colmar

19 oct 2011

Soixante Faucheurs Volontaires, dont quinze agriculteurs, ont été condamnés à 2 mois de prison avec sursis pour avoir en août 2010 neutralisé 70 pieds de vigne transgénique sur le site de l’INRA à Colmar.

Ce verdict est la triste conclusion d’une histoire qui n’aurait pas dû avoir lieu.

En effet, en mai 2010, lors d’un déplacement à l’INRA de Colmar, le Ministre de l’Agriculture annonçait de façon péremptoire et sans fondement scientifique le succès des plants de vigne OGM dans leur lutte contre la maladie du court-noué et autorisait la remise en place de l’essai.

Il n’ignorait pas la forte opposition de beaucoup de viticulteurs aux techniques de transgénèse et la forte inquiétude des consommateurs quant à la possible présence d’OGM dans le vin.

Lors de la consultation publique préalable, la Confédération paysanne avait exprimé son opposition à la reprise de l’essai et souhaité que les crédits de recherche soient concentrés sur les alternatives à la lutte contre le court-noué, plus prometteuses[1].

Nous redisons qu’il est absurde d’opposer aujourd’hui la recherche publique et les demandes paysannes et citoyennes dont nous nous faisons l’écho.

La voie OGM est une voie sans issue tant technique que sociétale et nous réaffirmons :

- notre opposition au brevetage du vivant

- l’impossible coexistence entre les OGM, la biodiversité et les productions biologiques et de qualités (AOC)

- la nécessité de faire respect de la volonté des citoyens.

Nous n’imaginons pas que le Ministre ait vu comme objectifs véritables de cet essai en plein champ à Colmar, la meilleure manière d'obtenir l’acceptabilité sociale des OGM

Ce jugement sur la forme et non sur le fond montre encore une fois la grande nécessité de faire avancer le droit, le droit de produire et consommer sans OGM !

Nous pensons que ces raisons trouvent un écho chez la majorité des chercheurs. La Confédération paysanne estime donc qu'il est temps d'apaiser les esprits et de renouer le dialogue avec eux.

[1] D’après l’INRA, cet essai était en voie de démontrer que la voie OGM n’avait pas d’intérêt dans la lutte contre le court-noué.

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