Fièvre catarrhale ovine : Permettre aux éleveurs de pratiquer l’acte vaccinal est une question de bon sens
 
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Fièvre catarrhale ovine : Permettre aux éleveurs de pratiquer l’acte vaccinal est une question de bon sens

Communiqué de presse - 23 janv 2008

La Confédération paysanne considère comme relativement cohérente la stratégie vaccinale proposée par le Ministère pour endiguer l’épidémie de fièvre catarrhale ovine de sérotype 8. Nous estimons par contre qu’une vaccination préventive pour lutter contre la FCO de sérotype 1 doit être très rapidement envisagée pour l’ensemble du sud de la France, sur une bande allant de Biarritz à Menton incluant les bassins laitiers ovins.

En revanche, il est inadmissible d’envisager de consacrer 110 millions d’euros de fonds publics à l’acte vaccinal pratiqué par les vétérinaires, alors que les éleveurs ne sont pas complètement indemnisés pour les pertes qu’ils subissent, que ce soit pour les animaux morts ou pour les pertes induites.

Permettre à l’éleveur de pratiquer l’acte vaccinal relève du bons sens en termes :

  • d’efficacité : il sera urgent d’appliquer les 33 millions de doses dès leur mise à disposition prévue au printemps ;
  • d’utilisation de l’argent public : il faut d’abord indemniser les éleveurs avant de financer la pratique vaccinale par les vétérinaires.

Nous rappelons que l’indemnisation des animaux morts doit être revalorisée à hauteur de la valeur vénale des animaux selon leur catégorie. Il est urgent que cette indemnité soit versée aux paysans.

Les pertes induites en particulier celles liées aux problèmes de reproduction, notamment dans les élevages ovins doivent être évaluées et impérativement prises en charge.


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