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La Confédération Paysanne a participé au comité national de suivi sur la Fièvre Catarrhale Ovine, qui s’est tenu au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche le 22/10/2009.
La Confédération paysanne tient à rappeler qu’il a fallu 8 ans à l’état français pour reconnaître que la Fièvre Catarrhale Ovine était présente sur le territoire français (puisqu’elle était présente en Corse dès l’année 2000). Il a mis encore deux ans à concevoir un statut unique pour le territoire national à l’égard des deux serotypes (1 et 8) de l’épizootie.
La Confédération Paysanne a, à plusieurs reprises, mis en garde les autorités à propos de l’extension probable de l’épizootie due en partie au réchauffement climatique et à la présence de façon permanente de vecteurs compétents à la transmission du virus.
L’état semble enfin aller dans le sens de reconnaître la complexité des situations, et ne pas s’en tenir à une gestion exclusivement administrative satisfaisant les seules exigences à l’exportation ainsi que les intérêts des laboratoires.
La Confédération Paysanne prend acte de la volonté de l’état de ne pas faire peser sur les éleveurs la charge financière de la vaccination.
Elle constate aussi avec intérêt, que le dispositif mis en place permet aux éleveurs de faire des choix différents de prophylaxie notamment ceux fondés sur l’existence de l’immunité naturelle.
La Confédération Paysanne suivra avec attention la mise en place concrète de cette nouvelle orientation, tout en réaffirmant la nécessité de laisser aux éleveurs la liberté de la gestion sanitaire de leurs cheptels et plus largement de leur choix de conduite d’élevage.