Le marché des fruits et légumes est celui qui par excellence met en exergue les déséquilibres entre le prix payé au producteur et le prix consommateur. Ce fait tient à plusieurs raisons :
- Les conséquences d’une absence de maitrise de la production.
- La dérégulation des marchés par les importations, déconnectées des calendriers de production au sein des pays importateurs et des couts de production pour chacun des pays.
- La concentration de l’aval : aujourd’hui, 5 centrales d’achat captent la majeure partie des tonnages de fruits et légumes;
- La recherche des marges maximales par la distribution.
- Le marché des fruits et légumes est un marché tendu, se déroulant pour certaines espèces sur une période assez courte avec des problèmes de périssabilité ainsi qu’une concurrence entre produits.
Il appartient aux producteurs, en l’absence de politique cohérente conduite par les pouvoirs publics de renforcer la notion de régionalisation des productions et pour ce faire de travailler sur la communication avec les consommateurs en insistant sur la notion de proximité synonyme de fraicheur et de qualité.
La Confédération Paysanne lutte pour la mise en œuvre des mesures suivantes :
- Connaissance des moyens de production par un inventaire verger,
- Contrôle des niveaux de production par la mise en place d’un cadastre arboricole et légumier
- Répartition des moyens de production par l’introduction des droits à produire en lien avec le cadastre,
- Garantie d’un revenu /exploitant par une pratique des prix prenant en compte la rémunération de l’emploi paysan dans des conditions de production bien définies (volume, nombre d’emplois salariés /emploi paysan, etc.)
- Moralisation du commerce par l’interdiction de la vente à perte (application d’un coefficient multiplicateur couplé à un prix équivalent au minimum au prix de revient)
- En cas de crise accès à une caisse abondée par l’Etat et la filière dans la limite d’un volume par actif paysan
- Le respect de l’acte de production selon un cahier des charges introduisant la notion de qualité, de règles environnementales et d’identification des lieux de production,
- Ne pas limiter les aides aux seules OP et les réserver aux pratiques limitant la compétitivité des exploitations
- Promotion des pratiques d’agriculture paysanne qui prennent en compte la biodiversité du milieu de production.
- Modification radicale des normes de qualité afin de réduire significativement l’usage des pesticides