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La Confédération paysanne prend acte des décisions du ministre de l’Agriculture concernant la fin de campagne 2009/10, décisions qui ne remettent pas en cause le gel de l’augmentation de 1 % du quota national ni l’absence d’allocations provisoires.
Ces mesures de maîtrise contribueront fortement à une sous-réalisation en France de l’ordre de 7 % de la référence nationale, soit 1,7 million de tonne. Cette quantité représente environ 75 000 t de beurre et 140 000 t de poudre maigre. Cela correspond aux stocks publics européens de beurre et à la moitié des stocks de poudre .
C’est bien grâce à cette maîtrise que le prix moyen du litre de lait est annoncé à la hausse en 2010. Or les perspectives de prix s’annoncent bien trop faibles du fait :
- de l’importance des produits industriels dans les modalités de fixation ;
- de l’absence des produits les mieux valorisés que sont les produits de marque.
La France ne doit pas assurer seule la maîtrise des volumes produits en Europe.
La Confédération paysanne demande au ministre français de l’Agriculture de convaincre ses homologues européens des bienfaits de la maîtrise, qui ne peut être activée que par les pouvoirs publics.
Les producteurs sont convaincus que les contrats ne pourront assurer cette mission (seul point d’accord avec la FNPL lors de la rencontre du 6 janvier 2010).
Pour faire accepter la maîtrise publique, il est certainement nécessaire de revoir la répartition des quantités produites entre les différents Etats membres.