Les enjeux énergétiques de l’agriculture

Nous entrons dans une période où les quantités d’hydrocarbures fossiles disponibles se réduisent et dont la conséquence immédiate sera la forte augmentation du prix des produits pétroliers. A cela, s’ajoute la nécessité de réduire notre consommation énergétique afin de faire décroitre les émissions de gaz à effets de serre dans un souci environnemental.

L’agriculture, comme toutes les activités humaines, consomme de l’énergie pour ses moyens de production. L’activité agricole, au sens large[1], représente 26% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (2000, tous gaz compris sauf ozone). En effet, au cours de la deuxième partie du 20ème siècle, l’utilisation d’intrants pour accroître la production et satisfaire les besoins alimentaires des pays occidentaux n’a fait qu’augmenter. Cette modernisation suscite des interrogations sur l’évolution des consommations, des formes d’énergie mises en œuvre, et sur l’efficacité énergétique de cette transformation. Il est essentiel donc de mettre en œuvre rapidement des mesures visant d’une part à réduire nos dépenses énergétiques et d’autre part à développer des alternatives énergétiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

En 1992, au Sommet de la Terre à Rio, la plupart des pays du monde ont pris conscience de l’ampleur du problème et la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques est ouverte à la signature. Elle entre en vigueur en mars 1994. Le protocole à la Convention sur le climat est adopté à Kyoto en 1997. Ce « Protocole de Kyoto » engage les pays industrialisés à réduire leurs émissions de GES de 5,2% en moyenne d'ici 2012, par rapport au niveau de 1990.

La France a un objectif de stabilisation, c’est-à-dire qu’elle doit avoir le même niveau d’émissions de gaz à effet de serre en 2012 que celui de 1990.


[1] Les émissions liées aux secteurs utilisateurs sont prises en compte (transports, emballages, intrants…)
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