![]() |
|||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||
Agrexco à Sète ? La fin des paysans programmée !
Nous refusons la complicité politico-économique qui entérinerait la politique coloniale d'un état et participerait à la destruction de milliers d'emplois agricoles en Languedoc Roussillon. La Confédération paysanne ré affirme la nécessité de soumettre les échanges commerciaux et les accords économiques à la primauté des droits de l'homme, des droits paysans. Les intérêts de la firme Agrexco dans ses visées exportatrices sur le port de Sète sont contraires aux intérêts du peuple palestinien, des paysans du Languedoc et plus largement des paysans européens. Nous avons besoin d'une politique de développement agricole régionale qui tienne compte d'abord des aspirations de sa population et des intérêts des paysans plutôt que des intérêts financiers d'une entreprise agroalimentaire prédatrice de droits. Nous refusons que le port de Sète devienne la porte d'entrée de produits agricoles issus de politiques coloniales. La Confédération paysanne appelle à se joindre à la protestation du 24 et 25 Juin et s'engage à travailler avec les syndicalistes salariés du port de Sète précarisés pour proposer des alternatives à l'utilisation des fonds publics annoncés (200 Md'€...) Ne construisons pas l'avenir de la région sur l'éradication des paysans palestiniens et la fin des paysans languedociens ! Janvier 2010 : La Coalition contre Agrexco s'invite aux voeux du président de région G. Frêche !
Plus d'informations, voir le dossier complet en cliquant ici
Visionner la vidéos du rassemblement le 25 juin, devant le Conseil régional (matin) :
Coalition contre Agrexco. Action du 25/06/09 - 9h
par campagnecivile Vidéo de la Marche contre l'apartheid en Palestine et contre Agrexco , marche de protestation de La Paillade jusqu'au centre-ville de Montpellier, le 25 juin après-midi.
APPEL Non à l’implantation de l’entreprise israélienne AGREXCO à Sète !Pas un euro d’argent public contre le peuple palestinien !Oui à la création d’emplois respectant les droits des palestiniens et protégeant les paysans languedociens.
En pleine guerre contre la population de Gaza en janvier dernier, le président de la région Languedoc-Roussillon, engageant tout le conseil régional, annonçait à grand renfort de promesses d’emplois et de subventions régionales l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise israélienne AGREXCO. Incluant cette opération dans un plan d’investissement de 200M d’€ sur 10 ans, il promettait – sur fond d’élections régionales prochaines - la création de 200 emplois et 500 000 t de trafic supplémentaire. Même si l’opération médiatique est certaine, il n’en demeure pas moins que l’opérateur portuaire italien GF Group a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation d’un terminal fruitier et d’un terminal conteneur pour « Port Sud de France » (nouveau nom selon Frêche du port de Sète) et qu’AGREXCO a remporté l’appel d’offres d’exportation des fruits et légumes et signé convention avec la Région. Si l’on ajoute les divers déplacements –largement médiatisés - en France des responsables de ces deux groupes et ceux du président de la Région en Israël, tout indique que le processus est engagé et qu’une « politique de l’autruche » serait lourde de conséquences.
En 2002, le parlement européen s’est prononcé pour la suspension des « accords d’association » avec Israël en raison du non respect par Israël des droits de l’Homme (en Palestine mais aussi en Israël à l’égard des arabes israéliens). Le 4 décembre 2008, soulignant ainsi la permanence du problème, la plupart de nos élus au même parlement européen ont voté contre « le rehaussement des accords de suspension » avec Israël.
En juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de la Haye (CIJ) condamnait la construction du MUR en territoire palestinien et demandait sa démolition. En décembre 2008, le président de l’assemblée générale de l’ONU, Miguel d’Escoto Brockmann demandait à l’ONU d’utiliser le terme d’apartheid pour qualifier la politique de l’état d’Israël et lançait un appel à soutenir la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions d’Israël.
1315 tués, 433 enfants 6000 blessés en 22 jours dont une écrasante majorité de civils et la destruction des habitations et infrastructures de santé d’enseignement etc. Des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer les crimes de guerre commis par l’armée israélienne. Richard Falk, rapporteur de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires occupés depuis 1967 déclarait à l’issue de la guerre qu’en raison des armes utilisées et des attaques contre les civils : « L’approche militaire visant à « punir » Gaza était intrinsèquement criminelle ; elle violait les lois de la guerre et avait abouti à des crimes contre l’humanité ».
Mais le choix d’AGREXCO (fruits, légumes et fleurs) est caricatural car elle est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture. D’abord parce que l’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50% et dont elle applique la politique, mais aussi parce que les 70% de ses exportations proviennent des colonies (reconnu en 2006 par le directeur d’agrexco lors d’un procès en Grande Bretagne). Notamment des colonies de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau ! Réduisant à la misère ou à l’exil les paysans palestiniens des zones où sévit cette entreprise.
Aurait-on dans les années 70, en plein apartheid sud africain, – au nom de la seule création d’ emplois – accepté l’implantation de l’entreprise « Outspan » pour en faire la porte d’entrée européenne des oranges « Outspan » symbole d’un apartheid boycotté par le monde entier ? C’est en ces termes qu’il faut raisonner ! C’est la raison pour laquelle nous répondons à « l’Appel BDS » lancé par 171 organisations palestiniennes en juillet 2005 et refusons cette implantation. Pour autant et parce que la question de l’emploi est au centre de nos préoccupations, notre intérêt pour les emplois sur le port et les activités du port nous amènent aussi à nous réoccuper des emplois dans l’agriculture. Quelles conséquences auraient les importations massives de fruits et légumes largement subventionnés en Israël sur l’économie paysanne de la région ? Et par voie de conséquence quels risques de pénurie alimentaire et de destruction de savoirs-faire encourons nous ? Va t-on, au prétexte de la création d'emplois de manutentionnaires précarisés sur le port, participer à la liquidation d'emplois agricoles paysans réels ? Pire encore, cela se ferait avec l’argent public ? C’est inacceptable et nous le refusons.
Signalez-vous auprès des signataires qui transmettront. Rassemblement/ Manifestation Montpellier 25 juin (Rdv à 18h devant le Conseil régional). Voir les vidéos ici
|
|||||||||||||||||||||||||