7 juil 2004
Dans le « nouveau » plan d'action sur le loup (2004-2008), les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement veulent contraindre les éleveurs à une contractualisation lourde, dispendieuse et inefficace, de protection passive des troupeaux, contre les loups (mesure t). En contrepartie, l'Etat ne s'engage que dans la mesure de son « budget disponible ».
Les gros et moyens troupeaux devraient payer 20 % de la facture, alors qu'il en coûterait 60 % aux petits troupeaux sédentaires. Le tout s'accompagne d'un dévoiement du rôle des structures techniques pastorales, qui seront désormais transformées en gestionnaires de l'incidence des loups sur l'utilisation des pâturages, et d'un déni de l'état de nécessité, par une répression accrue des éleveurs acculés à l'auto-défense pour sauver leur troupeau.
Par le découpage artificiel du territoire en zones à loups et zones sans loup, par le développement de l'exploitation touristique des grands prédateurs, et par la prévisible extension de ce processus à la chaîne pyrénéenne, ce plan d'action veut réduire le pastoralisme à un rôle de faire-valoir, dans des parcs à loups grandeur nature.
La Confédération paysanne dénonce la complicité du pouvoir politique et des responsables de la FNO/FNSEA dans la condamnation des petits élevages de montagne, au profit de la marchandisation des espaces montagnards et de la restructuration de l'élevage ovin.
La Confédération paysanne appelle les éleveurs à refuser la contractualisation, et demande que l'Etat assume ses responsabilités :
Confédération Paysanne
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