La réforme de la PAC de 2003 avec la mise en oeuvre du découplage, qui ne demande plus de produire pour toucher les aides a encouragé, 5 ans après le début de la réforme, la dérégulation des marchés avec :
Dans le cadre des discussions sur l’orientation de la PAC en 2009 (réforme à miparcours de la réforme de 2003) et en 2013 (nouveau cadre budgétaire, nouvelle politique), la Confédération paysanne rappelle les objectifs de la Politique agricole commune, et revendique le développement et la mise en oeuvre urgente des outils de régulation des marchés afin de garantir pour l’Europe :
Télécharger la brochure Il faut une autre politique agricole européenne, (janvier 2008, 11 pages)
La réforme de la PAC de 2003 selon les accords de Luxembourg, adaptée aux accords de l’OMC, contribue à l’échec cuisant des politiques néolibérales et des drames provoqués par les marchés mondiaux des denrées alimentaires. La mondialisation libérale n’a pas créé les richesses escomptées. Parmi les 850 millions de personnes qui souffrent de la faim, 650 millions sont des paysans. Dans la concurrence qui s’annonce entre alimentation et énergie, la Confédération paysanne affirme que nourrir les populations est une priorité vitale et absolue.
Réchauffement climatique et déclin des ressources fossiles vont avoir rapidement des conséquences importantes sur l’agriculture. La demande énergétique semble insatiable, dopée par la mondialisation des échanges. Quelle que soit la perspective de développement des agro-énergies, la planète agricole et forestière ne pourra jamais pallier l’épuisement des ressources fossiles.
Les flux migratoires planétaires s’amplifient, générés par l’excès de misère dans les pays pauvres. Les pays du Nord ne sont pas épargnés. Le monde rural n’est pas le dernier à subir la loi de l’injustice : l’agriculture d’entreprise est largement alimentée de fonds publics quand l’agriculture paysanne, qui résiste malgré tout aux investissements dans la mise aux normes et à la concurrence d’importations à bas prix, doit redoubler d’imagination pour survivre.
Les responsables politiques doivent avoir le courage de conduire une politique réellement moderne, une politique qui allie les missions économiques, sociales et environnementales de l’agriculture et de ses paysans.
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