Plants et semences : ce que dit la Conf’

Les variétés végétales, modernes et standardisées ont accompagné la domination de modèles productivistes. Les grandes firmes semencières sont au service des agricultures industrielles. Nous estimons que leurs stratégies contribuent à la disparition des paysans et rendent plus dépendants ceux qui restent.

La recherche est orientée vers des variétés standard pouvant s’adapter partout avec, trop fréquemment, la nécessité de béquilles chimiques. La biodiversité s’en trouve très appauvrie.

Il est indispensable de faire reconnaître et appliquer les droits des paysans d’accéder à la biodiversité encore présente dans les champs ou enfermée dans les collections, de la cultiver, de la ressemer, de l’échanger et de définir eux-mêmes les conditions de cet échange.

Il est également nécessaire de protéger cette biodiversité des pollutions génétiques, du bio piratage et du monopole économique, scientifique et politique des semences industrielles, mal camouflé sous les vocables trompeur de liberté du commerce, de la recherche ou de la protection de la propriété intellectuelle.

Ces droits collectifs sont la condition de la nécessaire gestion dynamique, et principalement non marchande, de la biodiversité cultivée.

La confédération paysanne lutte pour :

  • La reconnaissance du droit des paysans à ressemer librement les grains et plants produits sur la ferme. (Ce droit est inaliénable et rend illégal tout contrat ou toute politique publique le remettant en cause comme la subordination des aides PAC à l’utilisation de semences certifiées).
  • La reconnaissance du travail des obtenteurs et de la possibilité de rémunérer ce travail dans le cadre de contrats privés. Opposition à l’actuelle CVO (Cotisation Volontaire Obligatoire) car elle s’impose sans distinction à tous et sans aucun droit de regard sur l’utilisation des sommes collectées
  • La nécessité d’une recherche publique en sélection végétale travaillant en partenariat avec les agriculteurs et répondant à des besoins environnementaux, sociétaux et économiques. Cette recherche doit bénéficier de moyens humains et matériels plus importants mais et ne doit pas prioriser une logique de bénéfice commercial à court terme.
  • La reconnaissancedu droit des paysans à échanger librement les semences de variétés non protégées et/ou non inscrites au catalogue.
  • La reconnaissance des droits collectifs des paysans sur les variétés qu’ils ont conservées et sélectionnées. Obligation d’indiquer l’origine des variétés protégées par un COV.
  • L'opposition aux OGM, à toute forme de brevet sur le vivant et à toutes les actions induisant une réduction de la biodiversité cultivée (diffusion exclusive et non contrôlée d’hybrides issus de lignées dégénérées)
  • Contact
  • RSP
    Réseau Semences Paysannes
    Cazalens
    81600 Brens
    Tél / Fax : 05 63 41 72 86
    courriel
    site internet

  • CNDSF
    Coordination Nationale de Défense des Semences Fermières
    BP 37
    16700 Ruffec
    Tél / Fax : 01 43 62 10 34
    courrielsite internet
    Animatrice : Caroline Collin

  • Confédération Paysanne
    104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
    tel +33 1 43 62 04 04 - fax +33 1 43 62 80 03 - courriel