Politique agricole commune : vingt ans de combat de la Confédération paysanne et un petit pas dans la bonne direction
 
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Politique agricole commune : vingt ans de combat de la Confédération paysanne et un petit pas dans la bonne direction

Communiqué de presse - 23 fév 2009

Depuis vingt ans, la Confédération paysanne se bat pour une agriculture dont les maîtres mots sont : produire, répartir, employer, préserver.


Une à une, les organisations professionnelles, l’administration, et les pouvoirs publics, se rendent à l’évidence et rapprochent leurs propos des nôtres, à l’exception notable d’Orama, groupuscule de lobbies de grands céréaliers liés à la Fnsea.


Depuis un an, la Confédération paysanne s’est ardemment engagée dans les discussions sur le bilan de santé de la PAC. Aujourd’hui, nos propositions et nos positions sont en partie entendues et la réorientation des aides ouvre une petite porte à une évolution des systèmes de production ainsi qu’à un soutien au revenu des paysans dont les productions sont en difficulté (suite aux mauvaises orientations de la PAC depuis 1992).


Nous avons revendiqué et obtenu :

  • un soutien à la production ovine,
  • un soutien à l’élevage à l’herbe avec un montant plus élevé pour les 50 premiers hectares : cela traduit enfin un soutien renforcé aux petites et moyennes exploitations et aux paysans qui travaillent dessus,
  • un soutien à l’agriculture biologique,
  • un soutien à la culture de protéines.

Par contre, nous pouvons regretter :

  • que le soutien aux productions de fruits et légumes n’ait pas été ciblé sur les produits frais,
  • que les références historiques ne soient pas réellement remises en cause : il y avait opportunité à demander à ce que les producteurs qui sont dans les régions les plus riches, qui donc reçoivent les plus grosses aides et qui par ailleurs ont les plus hauts revenus, n’aient pas été lus sollicités.

Dans l’ensemble du schéma que nous a proposé le ministre de l‘agriculture, il reste encore 575 millions d’euros d’aides issus du découplage des céréales qui doivent être redistribués et ne le sont pas encore. Quelles en seront les modalités, nous espérons que pour le moins, elles permettront de différencier les 50 premiers hectares de céréales des exploitations céréalières.

Le chemin est encore long vers une agriculture réellement durable et paysanne mais une petite étape vient d’être franchie qui devra être amplifiée dans l’objectif du maintien d’une politique agricole et alimentaire européenne à l’échéance 2013 ; pour une agriculture qui rémunère des paysans produisant une alimentation saine et de qualité, accessible à tous. Telle est la mission fondamentale de l’agriculture.


Rappel : Conférence de presse demain mardi à 11 heures sur le stand de la Confédération paysanne (hall 3, allée F, stand 34)


104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
tel +33 1 43 62 04 04 - fax +33 1 43 62 80 03 - courriel
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