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Prix du lait : 20-21 centimes le litre, un tiers du prix du lait non payé aux producteurs. Refusons ces feuilles de paies scandaleuses !
Communiqué de presse - 15 mai 2009
L’effondrement prévisible par l’abandon d’une politique laitière européenne depuis 2003 débouche sur la fait qu’un litre sur trois n’est pas payé.
Ce n’est pas faute d’avoir prévenu mais la Confédération paysanne qui est exclue des négociations pour fixer le prix du lait, a toujours fait des propositions crédibles pour éviter cet effondrement catastrophique.
Ne laissons pas le découragement et les faillites prendre le dessus. La Confédération paysanne appelle à la solidarité de tous les producteurs pour :
- Exiger le l’Europe des mécanismes publics de régulation des marchés et le maintien des quotas,
- Exiger une adaptation des volumes produits à la consommation européenne,
- Exiger une prise en compte des coûts de production moyens dans la fixation du prix,
- Imposer avec l’appui de l’Etat un prix minimum aux laiteries : pourquoi la loi sur l’interdiction de vendre à perte ne s’applique pas aux producteurs.
Aujourd’hui nous subissons une baisse de 100 €/1000 l, ce qui donne un revenu négatif pour les producteurs, c’est intolérable ! Pour les producteurs de lait, c’est travailler plus pour perdre plus.
Les premiers blocages d’usines apportent la preuve que les laiteries peuvent payer correctement le prix du lait. Il faut arrêter cette fuite en avant entre laiteries pour savoir qui paiera le moins cher. Les blocages d’usines, de camions dans les fermes sont urgents et nécessaires pour répondre au « coup de massue » donné par nos laiteries. Les laiteries, l’Etat et l’Union Européenne doivent prendre leurs responsabilités face au désastre qu’ils ont organisé.
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