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La Confédération paysanne a rencontré aujourd’hui les médiateurs de la filière laitière.
Nous avons réaffirmé que le prix du lait doit couvrir les coûts de production et la rémunération du travail avec :
- introduction progressive d’un coefficient d’indexation des coûts de production.
Pour écouler puis éviter les excédents de produits industriels responsables de la chute des cours, nous faisons les propositions suivantes :
- en préalable, geler une partie des références laitières au-delà de 150 000 litres par actif, afin d’adapter l’offre aujourd’hui trop importante à une demande en baisse, essentiellement hors Europe ;
- puis supprimer les stocks de poudre de lait en les incorporant dans l’alimentation animale.
Pour trouver collectivement une issue à la crise, tous les producteurs doivent être représentés dans les discussions les confrontant aux transformateurs. C’est pourquoi nous avons demandé aux médiateurs de participer à la réunion de l’interprofession laitière de jeudi 28 mai. Nous attendons leur réponse.
A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Les pouvoirs publics doivent assumer les conséquences de leur politique en étant présents et impliqués pour accompagner la sortie de crise et en participant à l’organisation de conditions de marchés durables. Aussi, nous refusons la contractualisation telle qu’elle semble envisagée par les transformateurs.
Nous appelons les producteurs de lait à poursuivre les actions dans les départements.