instaurer un revenu minimum dans le cadre des contrats de production (coopératives) et d'intégration (entreprises privées)
conditionner les aides publiques aux entreprises avicoles au respect de l'emploi paysan
garantir l'écoulement de la production dans le cadre de la politique européenne (réelle protection aux frontières sur les produits d'importations avicoles (clause de sauvegarde effective), suppression des restititutions aux exportations....)
assurer par la loi la représentation collective des aviculteurs
promouvoir un plan global de reconquête de la qualité en aviculture en redéfinissant les conditions techniques de production pour désintensifier (nombre de volailles au m2, contenu et composition des aliments (médicaments, OGM....), développement d'une recherche génétique adaptée....)
mettre en oeuvre une politique de maîtrise globale de la production par la gestion du parc de poulailler et des mises en production
Pour cela, elle propose les outils suivants :
un revenu minimum garanti permettant de subvenir aux charges fixes (bâtiment, énergie...) et d'assurer une rémunération décente du travail (10 – 12 € au m2 en revenu disponible)
le versement d'aides publiques (UE, Etat, Collectivités...) aux seules entreprises s'engageant à respecter les éleveurs (contrats, pas de délocalisations....) et mises en place de sanctions aux contrevenants
un engagement des entreprises à négocier collectivement la rémunération du travail (à relier au point précédent)
une réduction des densités dans les élevages les plus intensifs (accord de principe sur la mise en place de la directive UE bien-être animal si conditionné à la limitation des échanges mondiaux de produits avicoles industriels), permettant de réduire la pression médicamenteuse (suppression à terme du traitement systématique en préventif), refus des OGM dans l'alimentation, développement de souches plus résistante
une réorientation de la politique d'approvisionnement et de dépendance actuelle en terme de production d'aliment à l'échelle européenne (import protéines)
mise en oeuvre d'une gestion maitrîsée des surfaces de poulaillers et des mises en production (garanties minima et maxima vides sanitaires par production