COMMUNIQUE DE PRESSE
Crise laitière : le silence scandaleux de la France à Bruxelles !
31.03.2026À l'occasion du Conseil Agriculture de l'Union européenne du 30 mars, la Belgique, soutenue par cinq autres États membres, a inscrit à l'ordre du jour la crise laitière. Ces pays ont demandé l'activation de mesures d'urgence, notamment une réduction volontaire de la production financée par la réserve de crise européenne, ainsi qu'une augmentation du prix d'intervention.
Ces propositions constituent une première étape pour tenter d'enrayer la chute des prix du lait, qui ont perdu près de 100 € pour 1 000 litres en un an. Cette baisse s'explique par une situation de surproduction à l'échelle européenne, qui exerce une pression croissante sur les revenus des paysan·nes, qui risquent de subir fortement l'augmentation du cout des intrants dans les mois à venir.
La Confédération paysanne a interpellé la Ministre de l'agriculture en amont de ce Conseil sur la gravité de la situation et la nécessité d'activer des outils de gestion de crise. Malgré cela, la France est restée silencieuse sur cette question, alors même que plusieurs États membres ont soutenu ces propositions. Cette absence de position est inacceptable.
Face à une crise qui s'aggrave, l'inaction n'est plus une option. La Confédération paysanne demande donc à la France de prendre ses responsabilités et de défendre sans délai, au niveau européen :
- l'activation de la réserve de crise de la PAC* ;
- la mise en place d'une réduction obligatoire de la production laitière, avec indemnisation des producteur·rices ;
- une revalorisation du prix d'intervention et l'instauration de mécanismes de régulation efficaces, tels que des tunnels de prix ;
- une réforme en profondeur des outils de gestion de marché dans le cadre de l'OCM*.
Au niveau national, nous demandons également l'ouverture d'un chantier de refonte de la filière laitière afin de redonner aux producteurs la maîtrise des volumes, d'améliorer la répartition de la valeur et de garantir des prix couvrant les coûts de production.
Les producteur·rices en lait ne doivent plus être la variable d'ajustement d'un marché dérégulé. Sans mesures fortes, c'est l'avenir même de l'élevage laitier qui est en jeu.
La France doit sortir de son silence et porter une véritable ambition de régulation des marchés agricoles en Europe.
Contacts :
Stéphane GALAIS - porte-parole national - tél: 06 81 27 74 56
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78



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