DIX MESURES POUR ÊTRE ET DEVENIR PAYSAN

Aujourd’hui plus que jamais, dans un contexte de crise globale, l’agriculture peut rester un atout pour la France.  Faut-il encore faire les bons choix et prendre les bonnes mesures...

La présentation communément faite est que l’agriculture et les entreprises agroalimentaires sont une chance pour la France et font d’elle l’un des grands pays producteurs et agroalimentaires du monde. Il s’agit de secteurs stratégiques : 67 millions d’euros en 2008, soit 18% de la production de l’UE* ; premier producteur européen, quatrième exportateur mondial de produits agricoles et agro­alimentaires.
Pourtant, l’Union européenne est la première importatrice nette de denrées agricoles devant la Chine ; la France importe plus de produits agricoles qu’elle n’en exporte et le nombre de paysans ne cesse de diminuer (604 000 en 2010, soit – 21% en dix ans (1).
La France pourra-t-elle retrouver sa place tout en maintenant une occupation harmonieuse et dynamique de ses territoires ?
• L’orientation actuelle des politiques agricoles valorise uniquement la surface, oubliant l’activité et l’emploi ;
• L’accès au foncier et aux moyens de production est aujourd’hui extrêmement difficile, voire impossible ;
• Les revenus que les paysans tirent de leur activité agricole sont de plus en plus étriqués, de plus en plus disparates, précaires et dépendants des aides ;
• L’évolution des conditions de durée et de pénibilité du travail a peu progressé au regard des progrès constatés pour l’ensemble de la population.
A défaut de prendre des mesures politiques adéquates, destinées à redonner des perspectives et donc de l’espoir au monde paysan, la France s’achemine vers une disparition des paysans et des structures agricoles diversifiées.
L’augmentation de la taille des exploitations fait de la reprise de ces structures par un jeune un exercice risqué sur le plan financier... la relève est d’autant plus problématique. Pourtant, de plus en plus de jeunes sont intéressés par l’activité agricole et l’envisagent par la reprise de fermes de dimensions modestes.
La recherche effrénée de la compétitivité nous mènera à la disparition accélérée de filières entières de production car nous ne serons jamais compétitifs vis-à-vis de pays qui n’ont ni les mêmes règles sociales ni le même souci de prise en considération de l’environnement.
Voulons-nous du monopole économique de quelques structures hyper- productives et hyper-concentrées ? Voulons-nous d’une agriculture réduite à une fonction paysagère ou de loisir ?
La Confédération paysanne doit peser sur les politiques qui seront menées à tous les échelons territoriaux. Elle défend une autre orientation et propose, par des mesures concrètes, de donner un avenir à l’agriculture et aux paysans.


 
Prix, revenu, PAC* : des enjeux majeurs
de l'agriculture à venir

Pour maintenir et installer des paysans dans tous les territoires, il faut leur assurer un revenu équitable et  aller vers des systèmes de production relocalisés et plus autonomes.
1. Agir sur le prix
2. Agir sur les politiques agricoles
3. Réinvestir l’aval de la filière agricole


Une politique publique du foncier agricole
Pour garantir le maintien d’une agriculture vivante, paysanne et économiquement viable, il faut des outils publics de gestion du foncier agricole et une législation qui interdisent la spéculation et les agrandissements sans limites. Une implication concertée des collectivités territoriales permettra d’assurer un équilibre des territoires.
4. Lutter pour la préservation des terres agricoles
5. Une politique publique ambitieuse et concertée de gestion du foncier


L’agriculture est un gisement d'emplois
De nombreux emplois peuvent être créés dans l’agriculture si une politique d’installation volontariste est réellement mise en place, impliquant tous les acteurs locaux et facilitant l’accès au statut d’agriculteur aux porteurs de projets.
6. Favoriser l’installation et l’accès au statut agricole
7. Faciliter la transmission


Construire des alternatives
La prise en compte des questions environnementales et énergétiques est un enjeu majeur. Ces préoccupations traversent le monde paysan comme le reste de la société. Nous pouvons favoriser l’enrichissement de la biodiversité, freiner l’appropriation du vivant par des multinationales toujours plus fortes, concevoir une gestion efficace de la ressource en eau et relever les défis énergétiques et climatiques.
8. Développer l’autonomie des échelons territoriaux
9. Un cadre adapté à l’agriculture paysanne
10. Reconnaître le projet syndical, social et économique de la Confédération paysanne


Télécharger le document détaillé et les mesures politique proposées par la Confédération paysanne
(1) Source : Agreste, RGA 2010.
(2) Rapport sur des revenus équitables pour les agriculteurs ; Commission de l’agriculture et du développement durable - Parlement européen, 2010.



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