COMMUNIQUE DE PRESSE

Filière laitière : imposer une nouvelle manière de penser

25.09.2018

Les États généraux de l'alimentation ont permis le constat unanime du manque de rémunération paysanne. La nécessité de création et surtout de répartition de valeur sont réelles. Or, les entreprises laitières, assises sur une situation plutôt confortable, ne souhaitent pas, sans surprise, changer leurs habitudes. Ainsi, les discussions interprofessionnelles patinent et nous sommes loin d'un changement de paradigme dans la construction du prix.

Alors que le conseil d'administration du CNIEL s'est tenu ce matin, la Confédération paysanne tient à rappeler qu'elle n'approuvera jamais d'accords interprofessionnels sans une remise en cause profonde du fonctionnement de la filière. Redonner du poids aux valeurs amont créées est une urgence absolue. Le défi du renouvellement des générations doit être relevé pour maintenir des campagnes vivantes, grâce à un tissu de fermes sur l'ensemble du territoire. La Confédération paysanne attend donc impérativement du CNIEL :

- Un canevas de contrat-type et des clauses-type associées permettant un socle commun de négociation collective pour les organisations de producteurs qui pourront obtenir des aménagements uniquement « mieux-disant » sur cette base.

- Une garantie d'utilisation appropriée des indicateurs économiques pour une couverture des coûts de revient des éleveurs, avec une juste rémunération du travail. Notre travail a un prix ! Industrie et distribution doivent jouer le jeu de la transparence sur le prix du lait payé aux producteurs. Les citoyen-ne-s plébiscitent cette approche d'un marché intérieur équitable.

- Une prise en compte du droit au repos hebdomadaire des éleveuses et éleveurs par un financement adapté.C'est un élément clé pour le regain d'attractivité du métier d'éleveur.

- La publication d'indicateurs de valeur du marché intérieur ramenés en euros la tonne comme la valorisation beurre/poudre, ainsi qu'une connaissance plus fine des valorisations à l'export.

- Un partage de la valeur ajoutée défini par accord interprofessionnel concernant les démarches « Lait de pâturage » et « Lait sans OGM », sur la base d'une définition interprofessionnelle reconnue et ambitieuse. Une ligne spécifique associée à chacune de ces démarches dans la facturation du lait devra être actée. Assez de la division des producteurs, exploitée par les industriels pour faire du beurre sur le dos de nos savoir-faire !

Le débat « plan de filière » doit vivre sur le terrain dans l'intérêt de la défense collective du revenu paysan. Industriels et distributeurs doivent payer le travail paysan. Nous ne renoncerons pas et dénoncerons tout pseudo-accord sur ce plan de filière si ce dernier ne s'avère pas à la hauteur pour rééquilibrer le rapport de forces actuel !


Contacts :
Laurent PINATEL - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 80 58 97 22
Nicolas GIROD - Secrétaire national - tél: 06 07 55 29 09
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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