La Confédération paysanne à nouveau partie civile contre des trafiquants de pesticides interdits
Ce procès est le prolongement de l'affaire dite « des carottes de Créances », dans laquelle les juges avaient condamné des exploitants agricoles ayant fait massivement usage d'un pesticide interdit, le dichloropropène, ainsi que le fournisseur ayant illégalement acheminé le produit en France. La Cour de cassation avait mis fin à cette longue affaire par un arrêt rendu le 23 avril 2024, qui est venu confirmer les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Caen.
Dans ces deux affaires, il s'agit de la même filière d'approvisionnement de pesticides interdits provenant d'Espagne.
La Confédération paysanne s'est portée partie civile dans ce nouveau procès en tant que syndicat représentatif des intérêts collectifs de la profession. Les paysan·nes sont en effet les premières victimes des pesticides, d'autant plus que sont concernées dans ce procès 54 produits interdits à cause de leur dangerosité sur la santé et l'environnement.
Il s'agit aussi pour la Confédération paysanne d'un combat pour permettre aux paysan·nes de s'affranchir des pesticides, jambe de bois d'un système agricole qui nous entraîne dans le mur. La Confédération paysanne promeut une agriculture paysanne, respectant la qualité des produits, les emplois agricoles, la santé de tous et toutes et notre milieu naturel en tant que premier outil de travail des paysan·nes.



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