Accord UE-Australie : la France doit s’opposer à ce nouveau danger pour l'élevage ovin
L'accord de l'UE* avec l'Australie, l'un des principaux exportateurs mondiaux de viande ovine, comporterait à coup sûr un contingent négocié de viande ovine de plusieurs dizaines de milliers de tonnes qui détruirait encore davantage cette filière. Or, le secteur ovin est déjà frappé de plein fouet par les ravages du libre-échange, notamment via les importations d'agneaux néozélandais. Et si l'accord UE*-Inde signé récemment n'est toujours pas public dans son contenu, nous savons déjà qu'il contient un contingent de 3500 tonnes de viande ovine.
Aujourd'hui, nous produisons moins de la moitié de la consommation française de viande ovine ! Or, la nécessité est d'installer en viande ovine pour reconquérir notre souveraineté alimentaire. Les retombées de ces installations positives sont nombreuses : pratiques vertueuses de pastoralisme pour l'ouverture des milieux et la lutte contre les incendies, relance de zones en déprise et dynamique de l'économie montagnarde...
L'accord UE*-Australie, comme tous les autres accords de libre-échange, perpétue la logique libérale de mise en concurrence mortifère des secteurs économiques, qui aggrave le dérèglement climatique et participe à fragiliser notre démocratie. Ils participent tous à la course aux prix bas, que ce soit pour les secteurs exportateurs ou importateurs. Ils soumettent notre agriculture et notre alimentation aux marchés mondiaux, contraires au principe de souveraineté alimentaire, et affaiblissent les normes sociales et environnementales, vues uniquement comme des « entraves » au commerce. Les considérations commerciales ne doivent en aucun cas primer sur les considérations territoriales, sociales et environnementales.



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