COMMUNIQUE DE PRESSE
VIVEA : la formation des paysan·nes ne peut plus être sacrifiée
08.06.2026Le bureau de VIVEA, qui s'est réuni la semaine dernière, n'a pas apporté de réponse à la hauteur de la crise que traverse aujourd'hui le financement de la formation agricole. Pourtant, dans le contexte actuel de crises climatique, énergétique et économique, la formation des paysan·nes est plus indispensable que jamais.
Or, aujourd'hui, de nombreux paysan·nes voient leurs droits de formation fortement limitées. Une jeune porteuse de projet a ainsi vu annuler une formation obligatoire de transformation pourtant inscrite dans son Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP*), mettant en difficulté son parcours d'installation. D'autres formations en mécanique, électricité, transformation ou comptabilité ont également été refusées car jugées “non prioritaires”, alors même qu'elles permettent de réduire les charges et de gagner en autonomie.
Face à ces refus, plusieurs paysannes récemment installées ont dû mobiliser leur CPF dans l'urgence pour maintenir leur participation à des formations, avec des démarches administratives lourdes et des frais supplémentaires à leur charge. Ces situations illustrent les limites d'un système fonctionnant de plus en plus selon une logique de priorisation imposée, injuste pour des paysan·nes dont les contraintes de travail et de saisonnalité ne permettent pas une disponibilité permanente. La formation doit s'adapter aux réalités du métier, et non à une course aux financements.
De même, si le renouvellement du Certiphyto constitue une obligation réglementaire, il ne peut devenir une des priorités quasi exclusives du fonds de formation.
La vocation de VIVEA est d'accompagner les paysan·nes dans la transformation de leurs fermes et dans l'adaptation de l'agriculture aux défis actuels. Réduire la formation professionnelle à une logique de gestion administrative serait une erreur grave, au moment même où les besoins des paysan·nes en matière de formation explosent.
Depuis plusieurs mois, la Confédération paysanne alerte sur l'épuisement des ressources du fonds et sur la nécessité d'ouvrir rapidement des discussions budgétaires pluriannuelles. Il est temps d'appréhender les besoins et d'apprécier les moyens alloués à la formation professionnelle agricole.
Nous continuerons à porter l'exigence d'un droit effectif à la formation pour toutes et tous les paysan·nes. La période actuelle constitue un moment charnière pour l'agriculture. Abandonner la formation aujourd'hui, c'est empêcher les transformations nécessaires de demain pour gagner en autonomie, réduire leur dépendance aux intrants, faire évoluer leurs systèmes de production et répondre aux attentes sociétales.
Contacts :
Thomas GIBERT - porte-parole national - tél: 06 65 24 66 44
Emilie DELIGNY - secrétaire générale - tél: 06 36 58 17 26
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78



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