MAEC : une première victoire après la mobilisation de la Confédération paysanne
Cette rallonge budgétaire pour les dossiers MAEC 2023 va donc dans le bon sens. Elle arrive in extremis après une mobilisation de haute lutte et une interpellation tous azimuts des élu·es régionaux, départementaux, locaux et des parlementaires – qui nous ont soutenu à l'Assemblée et au Sénat - pour que l'État honore les engagements pris par les paysan·nes qui ont massivement décidé de s'inscrire dans la transition agro-écologique dans toutes les régions de France. C'est la juste contrepartie de la part de l'Etat qui est responsable de la planification écologique.
Nous attendons cependant de décrypter la répartition précise de cette enveloppe entre le budget de l'Etat et les Agences de l'eau, le Ministre ayant annoncé avoir obtenu un accord avec ces dernières. Nous voulons savoir comment, dans la mesure où le gouvernement a renoncé dans le PLF 2024 à augmenter la taxe pour pollution diffuse et la redevance eau pour irrigation, perçues par les Agences de l'eau.
S'agit-il du reliquat 2023 de l'aide à la conversation (CAB) ou d'un abondement nouveau issu du budget général de l'Etat ? Le reliquat CAB ne doit pas servir à financer les MAEC. Ce tour de passe-passe serait inacceptable car cela revient à déshabiller Paul pour habiller Pierre.
Nous restons donc mobilisés pour que cette décision soit appliquée et pérennisée dans le budget consacré aux MAEC en 2024, 2025, 2026 et 2027, afin de garantir les engagements actuels et en susciter d'autres chez les payan·nes. Nous continuons ainsi à revendiquer qu'aucun·e paysan·ne souhaitant s'engager dans un contrat MAEC ne soit laissé de côté du fait de cadrages trop restrictifs liés justement d'un budget insuffisant.