Les trafiquants de pesticides interdits condamnés à Marseille
Le fournisseur, déjà condamné dans l'affaire des « carottes de créance », est reconnu coupable « d'importations frauduleuses de produits phytopharmaceutiques ne bénéficiant pas d'autorisation de mise sur le marché en France et pour certains classés comme dangereux pour la santé et l'environnement ».
Les prévenus, dont les exploitants agricoles ayant utilisé ces produits, se voient condamnés pour avoir « choisi de privilégier l'efficacité des produits au mépris des réglementations européennes et françaises en la matière et au détriment de la santé des exploitants et de leurs salariés, des riverains et des consommateurs et sans se soucier de l'impact environnemental. »
La Confédération paysanne, seul syndicat agricole à s'être constitué partie civile dans ce dossier, agit pour défendre les intérêts collectifs de la profession. Rappelons que les paysan·nes et les salarié·es agricoles sont les premières victimes des pesticides.
Les pesticides sont un élément constitutif du système agro-industriel actuel qui détruit l'outil de production des paysan∙nes partout dans le monde ainsi que leur santé et induit une concurrence déloyale entre paysan∙nes. C'est pourquoi, nous saluons la décision du tribunal qui n'a pas hésité à condamner lourdement les prévenus.
Ce jugement conforte le combat et les actions de la Confédération paysanne pour accompagner les paysan∙nes vers la sortie des pesticides en revendiquant un vrai revenu pour toutes et tous.



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