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VOLAILLE
18.06.2026
Poules pondeuses : non, les éleveur·euses ne doivent pas payer à la place des industriels et des grandes surfaces !
Mardi, le CNPO (interprofession de l'œuf) a décidé de faire reposer l'intégralité de la cotisation à l'interprofession sur les propriétaires de poules pondeuses, sans contribution de l'aval de la filière. La Confédération paysanne est le seul syndicat agricole à s'être opposé à cette hausse de plus de 40% de la cotisation à l'interprofession.
Cette augmentation unilatérale de la cotisation intervient alors :
• Que la crise pétrolière fait exploser les coûts de l'énergie dans les élevages et représente une menace à très court terme sur les prix de l'aliment, qu'il soit acheté ou fabriqué à la ferme ;
• Que l'intégration des coûts de l'ovosexage dans le prix, payé par les éleveur·euses de pondeuses aux fournisseurs des poulettes, représente déjà une nouvelle charge pour le maillon de l'élevage ;
• Que la répercussion de ces coûts supplémentaires reste très incertaine dans de nombreux cas (ex : producteurs et productrices sans contrat ; élevages pratiquant les circuits courts ; etc.) ;
• Que l'installation en élevage de poules pondeuses, qui a pu être dynamique au cours des années précédentes, semble déjà connaître un frein en raison des difficultés économiques et sanitaires (craintes sur la grippe aviaire et surtout les salmonelles) et de mesures de biosécurité reposant sur des obligations de moyens plutôt que des obligations de résultat.
La mise en place d'un financement exclusif par la production, alors que l'ensemble des collèges dispose d'un droit de véto sur toutes les décisions de l'interprofession, représente à la fois une injustice pour les éleveurs et éleveuses, mais aussi un dangereux précédent pour toutes les autres interprofessions.
Il s'agit d'un nouveau symptôme de l'action du syndicat majoritaire contre les paysannes et paysans, de concert avec la Ministre de l'agriculture. En parallèle, leur ambition de multiplier les productions animales industrielles promeut un modèle qui génère toujours plus de défiance vis-à-vis de l'élevage chez les citoyen·nes et fait peser un véritable risque de propagation de la grippe aviaire vis-à-vis de nos fermes avicoles.
La Confédération paysanne est le seul syndicat à défendre en priorité les intérêts des éleveur·euses de poules pondeuses.



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