Accord UE-Mexique : l'Union européenne élargit son cartel du libre-échange climaticide
Nous nous étonnons de voir que l'unanimité syndicale exprimée contre l'accord UE*-Mercosur* est aujourd'hui bien loin : dans Contexte le Copa*-Cogeca* se félicite d'un accord qui "offre de nouvelles perspectives d'exportation à l'agriculture européenne tout en renforçant la coopération réglementaire et la protection des indications géographiques de l'UE*" ! Pourtant cet accord concerne un tonnage de viande important et pour un seul pays. Du côté de la FNSEA* et de la Coordination rurale c'est silence radio !
Avec le dérèglement climatique, les épisodes de sécheresse, de canicule, d'incendies, d'inondations... se multiplient, impactant chaque année de manière de plus en plus intensive notre quotidien et les systèmes alimentaires. Or l'accélération des échanges internationaux contribue à l'aggravation de la situation par l'émission supplémentaire de gaz à effet de serre.
Cet accord UE*-Mexique est aussi une grave menace pour la biodiversité alors que le Mexique est un point chaud important de biodiversité.
Les secteurs de la viande bovine, de la volaille, du sucre et de l'apiculture sont à nouveau en première ligne dans cet accord avec l'octroi de nouveaux contingents de plusieurs milliers de tonnes : 5000 tonnes de viande de bœuf et 5000 tonnes d'abats de bœuf, 35 000 tonnes de miel, 1000 tonnes de sucres spécifiques, 6667 tonnes de blancs de poulet. Cumulé aux impacts des autres accords (accord UE*-Mercosur*, UE*-Ukraine, UE*-États-Unis, UE*-Canada...), les conséquences sont dramatiques pour nos fermes européennes et notre souveraineté alimentaire. En outre, les multinationales européennes font fi des droits humains et droits paysans au Mexique et participent à la fragilisation des paysan·nes mexicain·es : accès à l'eau, au foncier, aux semences...
Cette orientation libérale des politiques économiques est criminelle et scandaleuse. Il est plus qu'urgent de mettre fin aux accords de libre-échange et que les institutions françaises et européennes placent enfin l'intérêt général et la souveraineté alimentaire au-dessus des intérêts financiers et commerciaux des multinationales.



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