COMMUNIQUE DE PRESSE
L’absence de réponse du Premier ministre à nos revendications va amplifier la colère
07.01.2026Une délégation de la Confédération paysanne a été reçue hier soir à Matignon par le Premier ministre. Encore une fois aucune réponse concrète sur la principale revendication du mouvement agricole en cours : la fin de l'abattage total sur les troupeaux touchés par le DNC et l'accès au vaccin pour tous les éleveur·euses.
Nous appelons donc à amplifier les mobilisations. A partir d'aujourd'hui, les Confédérations paysannes de l'Isère, de la Drôme, de l'Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône, de la Haute Garonne, de la Savoie, de la Haute-Savoie, d'Ardèche, des Hautes-Pyrénées, du Vaucluse, du Lot, de la Haute-Vienne... vont entrer en action.
Concernant l'accord UE*-Mercosur*, cette dernière ligne droite diplomatique exige une mobilisation de tous les instants par l'exécutif. Nous avons remis un billet d'avion pour Bucarest au Premier ministre pour qu'il soit enfin proactif dans l'obtention du ralliement de la Roumanie, ce qui permettrait d'atteindre la minorité de blocage pour en finir avec cet accord de libre-échange. Nous avons dit au Premier ministre Lecornu que sa proposition de mesures miroirs sur 5 pesticides interdits dans l'UE* - et pourquoi pas tous ! - ne pourra en aucun cas justifier la signature de l'accord UE*-Mercosur*. C'est la mise en concurrence sur le plan social et sur les conditions de production qui font de ces accords une grave atteinte à la souveraineté alimentaire. Nous ne serons jamais concurrentiels face à une agriculture qui est produite avec des salaires à 1€ de l'heure. L'agriculture et l'alimentation n'ont pas à être issues d'une compétition qui écrase les paysan·nes à travers le monde.
La lettre ouverte du Premier ministre ne répond qu'aux exigences des dirigeants de la FNSEA* esseulés qui, une fois encore, font de la récupération sur le dos de l'immense majorité des paysan·nes. En plus d'être totalement déconnectées des raisons de la colère agricole, les mesures annoncées dans ce courrier poursuivent la course au productivisme qui fait disparaître les paysan·nes, dans la droite ligne de la loi Duplomb.
Cette crise marque pourtant l'urgence à mettre un terme à la cogestion historique entre les dirigeants de la FNSEA* et les gouvernements successifs. Une réalité que le gouvernement s'entête à nier. Ce dont le monde agricole a besoin c'est d'une régulation des marchés, d'une rémunération digne et de la reconnaissance du sens du métier.
Contacts :
Stéphane GALAIS - porte-parole national - tél: 06 81 27 74 56
Thomas GIBERT - porte-parole national - tél: 06 65 24 66 44
Fanny MÉTRAT - porte-parole nationale - tél: 06 16 60 25 03



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