COMMUNIQUE DE PRESSE
Journée internationale du 16 octobre : la lutte pour la souveraineté alimentaire des peuples doit rester une boussole à travers le monde !
16.10.2026Le 16 octobre est la journée internationale d'action pour la souveraineté alimentaire pour la Via Campesina. La Confédération paysanne est attachée au droit international, au respect de l'autodétermination des peuples et à ce concept de justice sociale majeur qu'est la souveraineté alimentaire, dans la lignée de sa véritable définition altermondialiste. Fiers de notre adhésion à ce mouvement paysan international massif, nous assumons pleinement notre vision internationaliste pour la défense des paysannes et paysans d'ici et d'ailleurs.
La faiblesse du revenu paysan d'un côté et la vie chère pour les citoyen·nes et consommateur·rices de l'autre côté appelle à la convergence des luttes, comme en ce 17 octobre en France. La concentration croissante des richesses dans les mains d'une minorité de puissants et de multinationales se poursuit largement à travers le monde au détriment des biens communs. Face à l'intensification des mouvements sociaux, la répression se renforce en France et ailleurs. L'agrégation des colères légitimes doit permettre de sortir des réflexes de repli sur soi, nationaliste et xénophobe, et d'acquérir des avancées concrètes pour les populations pour redonner de l'espoir aux travailleuses et travailleurs, aux précaires et à la jeunesse.
L'UNDROP, déclaration des nations unies sur les droits des paysans et autres personnes vivant en zone rurale, est encore aujourd'hui bafouée par les États et multinationales à travers le monde. La France elle-même n'a pas soutenue cette déclaration que nous devons faire vivre pour que le respect des droits paysans et autres personnes vivant en zones rurales soit effectif, ici et ailleurs.
Défendre nos camarades paysans palestiniens face à la colonisation de l'État israélien et à la destruction de leurs semences et plantations, dénoncer le colonialisme chimique par des firmes transnationales qui produisent en France des pesticides interdits ici pour les exporter dans des pays du Sud, s'opposer aux politiques agressives d'exportation des grandes puissances, dont l'UE*, qui ont pour effet de détruire les paysanneries locales comme c'est le cas pour la production laitière en Afrique de l'Ouest, ce sont des positions en totale continuité avec notre défense du revenu et des droits paysans sur le territoire français. La Confédération paysanne sera toujours aux côtés des plus démuni·es et des opprimé·es face à la violence économique, coloniale, militaire, écocidaire et sociale, quelle que soit sa forme en France et à travers le monde.
Tous les paysans et paysannes du monde entier subissent la dérégulation des marchés internationaux, le dogme du libre-échange, les appétits destructeurs des financiers et des multinationales sur les ressources (terres, eau, semences...). C'est bien à toutes les échelles et en solidarité internationale que le combat pour la souveraineté alimentaire se joue, pour les paysan·nes et l'intérêt général.
En ce 16 octobre, c'est aussi avec émotion que nous saluons et célébrons la récente création de la Confédération paysanne Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Nous soutenons pleinement le projet de cette organisation-sœur qui œuvre pour la souveraineté alimentaire de la Kanaky-Nouvelle Calédonie, aujourd'hui largement dépendante des importations, et qui lutte contre l'impérialisme français dans le Pacifique. La reconnaissance de l'agriculture traditionnelle des communautés kanak est de fait un enjeu fort pour développer les projets agricoles et la production locale de qualité. C'est pourquoi nous organiserons une délégation nationale en décembre 2026 pour sceller ce partenariat important pour notre réseau paysan international.
Contacts :
Fanny MÉTRAT - porte-parole nationale - tél: 06 16 60 25 03
Thomas GIBERT - porte-parole national - tél: 06 65 24 66 44
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78



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